Il est là, je le sens, je m'enfuis, il m'attend,
Tout près, ici, là-bas, derrière moi, devant ?
Dans les Ténèbres se fond et patiemment me guette,
Nulle part où aller où que je tourne la tête.
Mon c½ur bat au rythme cadencé de mes pas,
Des sons, des formes, des cris, son sourire est sur moi.
Éclat rouge de la Lune, reflet dans ses yeux,
Il est le porteur de la colère des Dieux.
Tout autour de moi n'est qu'illusion je le sais,
Tous mes sens sont trompés par ce mal qu'on me fait,
Sous les durs rayons noirs du Soleil de la Mort
Se profile l'Ombre qui n'a ni c½ur ni corps.
Les souvenirs saisissent mon âme en délire,
Mon esprit obstrué contemple son passé,
Des mains froides me tirent, je ne peux plus tenir,
Le long de mes tempes je sens la sueur couler.
Je frappe, je cours, je crie, je pleure, j'essuie mon front,
D'où suinte le doux venin de la déraison.
Les murs se referment sur mon âme meurtrie,
Et ma conscience goûte au nectar de folie.
Le Mal, silencieux, referme sur moi son piège,
Il me déchire, il m'a eu sans rien y paraître.
Je ne sais où je suis, qui je suis ni que fais-je,
Et je tombe dans les profondeurs de mon être.
La faible lueur d'espoir m'animant tressailli
Laissant de ce fait, la possibilité à mes peurs
De façonner à leur guise les battements de mon coeur
Et c'est ainsi que s'éteint ma dernière étincelle de vie